Marché immobilier : ce qui change à l’automne 2026

Marché immobilier : ce qui change à l’automne 2026

Actualités · 3 min de lecture · 28 septembre 2026

Après un redémarrage en 2025, le marché immobilier marque le pas à l’automne 2026. Les prix des logements anciens repartent à la baisse, les notaires constatent un ralentissement de l’activité et la remontée des taux de crédit freine les acheteurs. Voici les derniers chiffres, et ce qu’ils signifient pour un investisseur.

− 0,8 %

Prix des logements anciens sur un an (T2 2026)

958 000

Ventes de logements anciens sur 12 mois

49 %

Notaires constatant une baisse d’activité cet été

88 %

Notaires conseillant de vendre avant d’acheter

L’essentiel

  • Les prix des logements anciens ont reculé de 1,0 % au deuxième trimestre 2026 et de 0,8 % sur un an, selon l’Insee.
  • Le nombre de ventes reste élevé, avec 958 000 transactions sur douze mois à fin juin, en hausse de 5,6 % sur un an.
  • Mais la dynamique s’essouffle : la moitié des notaires constatent une baisse d’activité cet été, et la production de crédits recule nettement.
  • Pour un investisseur, ce marché plus calme redonne du pouvoir de négociation, à condition de maîtriser son financement.

Des prix qui repartent à la baisse

Selon l’Insee, les prix des logements anciens ont baissé de 1,0 % au deuxième trimestre 2026, après un recul de 0,2 % au premier trimestre. Sur un an, la baisse atteint 0,8 %. Elle touche surtout les maisons et la province.

Logements anciensSur un trimestreSur un an
Ensemble de la France− 1,0 %− 0,8 %
Appartements− 0,7 %− 0,1 %
Maisons− 1,3 %− 1,3 %
Île-de-France− 0,6 %− 0,3 %
Province− 1,2 %− 1,0 %

Dans le neuf, les prix sont stables sur un an.

Des volumes encore élevés, mais un été au ralenti

Sur les douze mois arrêtés à fin juin 2026, 958 000 logements anciens ont été vendus, soit 51 000 de plus qu’un an plus tôt. Ce chiffre traduit la reprise engagée en 2025, mais il ne reflète pas encore le coup de frein de l’été.

L’enquête menée auprès des notaires sur juin, juillet et août 2026 est plus nette :

  • 49 % des notaires constatent une baisse de leur activité, contre 16 % qui voient une reprise ;
  • 60 % observent une baisse des prix, contre 52 % au printemps ;
  • pour l’automne, 56 % anticipent des volumes stables et 37 % une nouvelle baisse ;
  • 88 % conseillent de vendre avant d’acheter.

Côté financement, la production de crédits immobiliers a reculé de 16,8 % sur juin, juillet et août par rapport à 2025, dans un contexte de remontée des taux.

Pourquoi le marché ralentit

  • Des taux de crédit en hausse depuis juin, après deux relèvements de taux de la Banque centrale européenne.
  • Un pouvoir d’achat immobilier qui s’érode, les prix ayant peu baissé depuis leur sommet de 2022.
  • Un climat d’incertitude, entre tensions au Moyen-Orient, inflation et débats sur le budget 2027.

Ce que ça change pour un investisseur

Un marché qui ralentit n’est pas forcément une mauvaise nouvelle pour un acheteur :

  • Plus de marge de négociation : les biens restent plus longtemps en vente, surtout les maisons et les logements énergivores.
  • Un choix plus large : moins de concurrence entre acheteurs sur les biens de qualité.
  • Un financement à sécuriser : un accord de principe bancaire en amont renforce votre position lors de la négociation.
  • Des solutions sans gestion : les résidences gérées en LMNP et les dispositifs comme le Denormandie restent des pistes pour se constituer un patrimoine dans ce contexte.

Notre lecture

Un marché plus calme récompense les investisseurs préparés : ceux qui connaissent leur capacité d’emprunt, leur rendement cible et la fiscalité adaptée à leur projet.

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Sources

Article d’actualité à visée informative, à jour au 28 septembre 2026. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Tout investissement immobilier comporte des risques, notamment de perte en capital et de liquidité.